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Heures creuses... mortelles !

07 Dec 2016 17:48

Hier, 6 décembre 2016, un chauffard a percuté deux élèves de 14 ans qui ont trouvé la mort devant leur collège à l'Aouina. Ils étaient dans la rue car leur professeur était absent et que l'administration de l'établissement leur avait demandé de quitter les lieux jusqu'à leur prochain cours.

 

S'il est vrai que cet accident aurait pu arriver à la sortie des cours ou tout simplement sur le chemin du retour à la maison, il n'en demeure pas moins que nous sommes en droit de nous poser des questions sur ces heures creuses où les élèves sont mis à la rue pour se retrouver devant leur établissement, dans des cafés ou des salles de jeux à proximité.

N'y a t-il pas moyen d'éviter ces heures creuses avec une meilleure gestion des emplois du temps?

Il semblerait que cela soit très difficile pour les directeurs d'établissements scolaires d'éviter ces heures creuses dans les emplois du temps car le manque de salles de classe et la conciliation des horaires de cours avec les disponibilités des enseignants les obligent à en placer quelques unes pour pouvoir assurer une organisation optimale des cours.

N'y a-t'il plus de salle de salles de permanence dans les établissements scolaires?

Ces salles existaient il y a quelques années encore et c'était l'occasion pour les élèves de réviser ou de faire leurs devoirs en présence de surveillants qui en assuraient la supervision.

Aujourd'hui très peu d'établissement disposent de salles de permanence. A quoi est due leur suppression? Collèges ou lycées surchargés, effectif de surveillants réduit, budgets indisponibles pour en prévoir la construction, si nécessaire? Ou est-ce plutôt une charge dont on se débarrasse à moindre coût? Des réponses claires se font toujours attendre.

N'est-il pas possible de prévoir des activités parascolaires pour les élèves au sein de l'établissement?

Cela relève-t-il de l'impossible de permettre aux élèves de rester à l'intérieur de l'établissement en leur proposant une activité sportive? Pour faire simple, un ballon suffirait et une partie de basket ou de foot ferait l'affaire. Ne peut-on mettre à disposition une bibliothèque ou planifier des ateliers de théâtre, par exemple? Entre toutes ces propositions et une cigarette fumée dans la rue ou un café consommé dans une salle enfumée ou encore l'abrutissement devant une machine dans une salle de jeux, y a pas photo! Sans parler de la proie facile que constituent les ados pour les petits dealers de shit qui écument aux alentours de tous établissements scolaires de la république!

Evidemment, si l'on interroge les élèves, sortir de l'établissement est de loin plus sympa que d'être enfermés dans une salle de permanence ou tout simplement d'être à l'intérieur de l'établissement. C'est une plage de liberté, entre les cours, dont ils disposent comme bon leur semble. Mais les risques auxquels ils sont exposés et surtout les plus jeunes, sont nombreux et les parents sont en proie à de grandes inquiétudes face à cette situation.

Dans le cas des deux malheureux petits jeunes, il est important de soulever d'autres responsabilités qui semblent pouvoir être engagées :

Ils étaient sur un scooter, leur appartenait-il?  Si c'est le cas, l'âge légal minimum pour en conduire un est de 16 ans. Là se pose la question de la responsabilité des parents.

Ils l'ont peut être loué? Le garagiste a le devoir de leur demander, ne serait-ce que leur carte scolaire, pour vérifier leur âge et sa responsabilité pourrait être également mise en cause.

 

Pour finir, la sécurité de nos enfants est une priorité. A quand les mesures adéquates pour remédier à la situation et éviter que des drames aussi terribles ne se reproduisent?

Affaire à suivre....

 

 

Férida Ben Ammar
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